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Eglise: textes liturgiques du Jeudi 27 Février 2020

Livre du Deutéronome 30,15-20.

Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.

Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,
je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.

Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,

En aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »

Psaume 1,1-2.3.4.6.

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,22-25.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. »

Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

Eglise: textes liturgiques du Mercredi 26 Février 2020

Livre de Joël 2,12-18.

Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.

Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons !

Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

Psaume 51(50),3-4.5-6ab.12-13.14.17.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.

Car il dit dans l’Écriture : ‘Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru.’ Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes.

Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Eglise – Exhortation apostolique “la joie de l’amour” (Chapitre 9 et fin)

Chapitre neuf : « Spiritualité matrimoniale et familiale »

Le neuvième chapitre est dédié à la spiritualité matrimoniale et familiale, « faite de milliers de gestes réels et concrets » (AL 315). Avec clarté, il est dit que « ceux qui sont animés de profonds désirs de spiritualité ne doivent pas croire que la famille les éloigne de la croissance dans la vie de l’Esprit, mais qu’elle constitue un chemin que le Seigneur choisit pour les conduire aux sommets de l’union mystique » (AL 316).

Tout, « les moments de joie, le repos ou la fête, et même la sexualité, sont vécus comme une participation à la vie pleine de sa Résurrection » (AL 317). On parle donc de la prière à la lumière de Pâques, de la spiritualité de l’amour exclusif et libre, dans le défi et le désir de vieillir et de se consumer ensemble, reflétant la fidélité de Dieu (cfr AL 319). Dans le passage portant sur « la spiritualité de l’attention, de la consolation et de l’encouragement », le Pape écrit que « toute la vie de la famille est un “mener paître” miséricordieux.

Chacun, avec soin, peint et écrit dans la vie de l’autre » (AL 322). « C’est une profonde expérience spirituelle de contempler chaque proche avec les yeux de Dieu et de reconnaître le Christ en lui » (AL 323). Dans le paragraphe conclusif, le Pape affirme qu’« aucune famille n’est une réalité céleste et constituée une fois pour toutes, mais la famille exige une maturation progressive de sa capacité d’aimer (…).

A lire aussi

Tous, nous sommes appelés à maintenir vive la tension vers un au-delà de nousmêmes et de nos limites, et chaque famille doit vivre dans cette stimulation constante. Cheminons, familles, continuons à marcher ! (…) Ne désespérons pas à cause de nos limites, mais ne renonçons pas non plus à chercher la plénitude d’amour et de communion qui nous a été promise » (AL 325). L’Exhortation apostolique se conclut par une Prière à la Sainte Famille (AL 325).

Comme on le comprend déjà, après un rapide examen de son contenu, l’Exhortation apostolique Amoris Laetitia entend rappeler avec force non « l’idéal » de la famille, mais sa réalité riche et complexe. On trouve dans ses pages un regard ouvert, profondément positif, qui se nourrit non pas d’abstractions ou de projections idéales mais d’une attention pastorale à la réalité.

Ce document offre une lecture riches en suggestions spirituelles et en sagesse pratique, utile pour tous les couples et les personnes qui désirent fonder une famille. On voit surtout que c’est le fruit d’une expérience concrète aux côtés de personnes qui savent par expérience ce qu’est une famille et ce que veut dire vivre ensemble depuis de nombreuses années. L’Exhortation parle en effet le langage de l’expérience.

Eglise: Mercredi des cendres; quoi retenir ?

Le mercredi des cendres est une pratique qui plonge ses racines dans la Bible qui a étendu ses tentacules au Moyen-Âge… jusqu’à aujourd’hui.

Le Mercredi des Cendres est un moment important dans la religion catholique universelle. Il marque le début du temps de carême. En effet, au lendemain de Mardi Gras, les fidèles catholiques romains célèbrent leur entrée dans la période du Carême. Les cendres, symbole de fragilité, apposées par un signe de croix sur le front, doivent amener les catholiques à se remémorer la victoire de Jésus sur la mort, célébrée par la fête de Pâques.

Les Cendres auxquelles fait référence cette journée sont celles des rameaux de l’année précédente. Se recouvrir de ou s’asseoir sur des cendres est associé à une pratique de pénitence dans l’Ancien Testament afin de préparer une nouvelle vie, à l’image de la résurrection de Jésus Christ.

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Blog des Paroisses

Dans la tradition liturgique de l’Église, le mercredi des Cendres est désigné sous le titre de « in capite jejunii », le mercredi « du début du jeûne, le premier jour de Carême dans le rite romain ». Il commence par l’austère, rite de l’imposition des cendres, inaugurant le Carême. Le Carême représente, dans l’année liturgique, le cycle de préparation à la célébration du mystère de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Christ. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques.

Quel est le sens de ce rite?

Le mercredi des Cendres est étroitement associé à l’idée de pénitence, déjà exprimée par les Hébreux qui se couvraient la tête de cendres, revêtus de ce tissu rugueux qu’on appelle le cilice. Judith, avant d’entreprendre la tâche ardue de libérer Béthulie, « entra dans son oratoire, et se revêtant d’un cilice, répandit de la cendre sur sa tête et, se prosternant devant le Seigneur, cria vers Lui » (Jdt 9, 1).

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Jésus lui-même, déplorant l’impénitence des villes de Chorazeín et de Bethsaïde, les avertit qu’au Jour du Jugement, ils mériteront la même fin que Tyr et Sidon, s’ils ne font pas pénitence, s’ils ne se revêtent pas de cendre et de cilice (Mt 11, 21).

Evolution historique du Mercredi des cendres

Aux commencements du christianisme, ce rite des cendres n’était pas directement associé au début du Carême. Vers l’an 300, il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d’excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publics de la communauté. Ces personnes excommuniées s’étaient rendues coupables de péchés ou de scandales «majeurs» : apostasie, hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés «capitaux»).

Mais la tradition a évolué. Au VIIe siècle environ, ce rite donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d’abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l’évêque et mis publiquement au rang des pénitents, ils devaient se préparer pour recevoir l’absolution donnée le Jeudi Saint.

Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l’avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : «Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras» (Genèse 3,19).

Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d’où l’expression de «quarantaine»). Le «sac» qu’ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l’église où ils étaient relégués.

Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s’abstenir de viande, d’alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d’avoir des relations sexuelles et de gérer leurs affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.

Mais à partir du Moyen-Âge, c’est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère public, qui fut objet d’insistance. Par conséquent, les traditions associées au mercredi des Cendres furent appliquées à tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme mitigée.

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Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule traditionnelle pour l’imposition des cendres. Elle met en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême : «Convertissez-vous et croyez à l’Evangile» (Mc 1,15).
 
Dans les églises de Bretagne insulaire et d’Irlande, une nouvelle modalité pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle, sous l’influence des moines celtes. Il s’agissait d’une forme de pénitence personnelle et privée pour des péchés moins graves que ceux évoqués ci-dessus. Cette pratique, plus que le rite du mercredi des Cendres, allait contribuer à faire évoluer les modalités du sacrément de la réconciliation.

Les 3 symboles du mercredi des cendres

Le 1er signe ou symbole: se couvrir de cendres devant le Seigneur et devant les hommes (les deux sont importants et ne sont pas à dissocier) traduit la conscience que nous avons de la légèreté de notre vie, de notre état de pécheur. Les cendres expriment à Dieu notre désir de conversion, de nous tourner radicalement vers la vie en nous détournant de ce qui nous conduit à la mort.

Elles expriment aussi publiquement, sans ostentation ni fierté, notre condition humaine en quête d’un bonheur que nous n’arriverons jamais à nous donner à nous-mêmes, par nous-mêmes. Recevoir les cendres sur le front ne nous condamne pas à avoir un visage triste pour faire la leçon à tout le monde. Bien au contraire, c’est une invitation à nous réjouir de ce qui va nous arriver, à nous tous, pauvres mortels : la vie éternelle, rien que ça !

Le deuxième signe est celui du jeûne. Loin d’une occasion de faire un régime alimentaire, le jêune nous fait entrer dans la compréhension que nous ne vivons pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu. Cette période est une chance qui est offerte pour nous coller davantage à la lecture de la parole de Dieu, cette parole qui nourrit notre âme et nous regénère.

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Ph: Cath Ajoie

Le dernier signe est le plus inattendu car il est très rare. Nous le devons à saint Valentin. L’Église a choisi de le fêter le 14 février. Tous savent que ce jour est devenu la fête des amoureux ! En recevant les cendres, nous faisons aussi le choix de nous préparer à vivre un grand amour : celui que Dieu a pour chacun de nous et pour toute l’humanité. Un amour qui est capable de nous transformer de l’intérieur et de nous faire entrer dès maintenant dans une vie nouvelle qui ne connaîtra pas de fin.

Confesser ses fautes

Le mercredi des cendres marque comme nous l’avons vu plus haut, l’entrée des chrétiens catholiques en carême. La période de cette pénitence canonique commençait précisément ce jour-là et durait jusqu’au Jeudi Saint. Dans la Rome du VIe siècle, les pénitents se présentaient devant les évêques et les prêtres, confessaient leurs péchés et, le cas échéant, recevaient un vêtement de cilice imprégné de cendres, restant exclus de l’Église, avec la prescription de se retirer dans une abbaye pour accomplir la pénitence imposée pour ce Carême.

Ailleurs, les pénitents publics accomplissaient leur peine en privé, autrement dit chez eux. Traditionnellement, le Carême débutait par la confession, non seulement pour purifier l’âme, mais aussi pour recevoir la Sainte Communion. En confessant leurs fautes, les pénitents étaient en « communion avec l’autel », c’est-à-dire qu’ils pouvaient avoir accès au Sacrement eucharistique, car l’Église vit de l’Eucharistie. Le premier formulaire de bénédiction des cendres date du XIe siècle.

De nos jours, cette période qui marque la marche des chrétiens catholiques vers la passion et la résurrection du Christ, permet aux chrétiens de faire la confession pascale. En effet, le sacrement de la confession est lié au mystère pascal et à la préparation à la communion pascale. L’Eglise recommande par exemple que les fidèles confessent leurs péchés graves au moins une fois par an. (Voir le catéchisme de l’Eglise catholique N°1457 et le code du droit canonique de 1983 Canon 989.

Eglise: textes liturgiques du mardi 25 février 2020

Lettre de saint Jacques 4,1-10.

Bien-aimés, d’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ?
Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ;

vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.
Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? Donc celui qui veut être ami du monde se pose en ennemi de Dieu.

Ou bien pensez-vous que l’Écriture parle pour rien quand elle dit : ‘Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous ?’
Dieu ne nous donne-t-il pas une grâce plus grande encore ? C’est ce que dit l’Écriture : ‘Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.’

Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; esprits doubles, purifiez vos cœurs.
Reconnaissez votre misère, prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil et votre joie en accablement.
Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

Psaume 55(54),7-8.9-10ab.10cd-11ab.23.

J’ai dit : « Qui me donnera des ailes de colombe ?
Je volerais en lieu sûr ;
loin, très loin, je m’enfuirais
pour chercher asile au désert. »

J’ai hâte d’avoir un abri
contre ce grand vent de tempête !
Divise-les, Seigneur,
mets la confusion dans leur langage !

Car je vois dans la ville
discorde et violence :
de jour et de nuit, elles tournent
en haut de ses remparts.

Décharge ton fardeau sur le Seigneur :
il prendra soin de toi.
Jamais il ne permettra
que le juste s’écroule.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,30-37.

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache,
car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit :
« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Eglise – Carême 2020: l’appel du Pape François aux chrétiens

Dans le cadre du Carême 2020 qui démarre le Mercredi 16 Février 20, le Saint Père, le Pape François a lancé un appels à tous les chrétiens catholiques.

Le message du Saint-Père pour le Carême 2020 a été rendu public et présenté en conférence de presse, apprend -on du site officiel du Vatican. Dans son appel, le Pape revient sur la signification du Carême, un «temps favorable» qui ne doit «jamais être tenu pour acquis», pendant lequel les chrétiens sont invités à accueillir la miséricorde de Dieu offerte par le Mystère pascal. “Nous vous en supplions au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu» (2 Co 5, 20): ce verset de saint Paul, que l’on entendra mercredi lors de la messe des Cendres, est le titre du message du Saint-Père pour ce Carême 2020. Un texte qu’il a signé le 7 octobre dernier, en la fête de Notre-Dame du Rosaire.

Pour le Pape François, le Mystère pascal, est la «pierre angulaire de la vie chrétienne personnelle et communautaire. Il invite donc la communauté chrétienne à revenir constamment au mystère pascal.

Le souverain pontife dans son message à la communauté catholique a mis l’accent sur la prière durant ce temps de grâces. “La prière est si importante en ce temps de carême”; rappelle-t-il. Une prière qui est communion, un cœur à cœur entre amis; une volonté de correspondre les élans de cœur.

Temps de prière mais aussi temps de conversion a insisté le Pape François. Ce «temps favorable» pour notre conversion «ne doit jamais être tenu pour acquis», insiste François, et plutôt «éveiller en nous un sentiment de gratitude», «nous secouer de notre torpeur». Si la présence du mal «dans nos vies ainsi que dans la vie de l’Église et du monde» est parfois «dramatique», reconnaît le Souverain pontife, «cet espace offert pour un changement de cap exprime la volonté tenace de Dieu de ne pas interrompre le dialogue du salut avec nous»; lit-on dans le message. «Le partage dans la charité rend l’homme plus humain, alors que l’accumulation risque de l’abrutir, en l’enfermant dans son propre égoïsme» a laissé aussi attendre le saint Père invitant à faire de cette période, une période de générosité, de partage.

Eglise: exhortation apostolique « Amoris Laetitia » La joie de l’amour (Chapitre 8)

Chapitre 8 : « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité »

Comment « prendre soin avec amour de la vie des familles » (§ 7), comment accompagner sur des chemins de croissance chaque personne et particulièrement les plus fragilisées ?

Le chapitre huit est une invitation à la miséricorde et au discernement pastoral face aux situations qui ne répondent pas pleinement à ce que le Seigneur propose. Le Pape utilise ici trois verbes très importants : « accompagner, discerner et intégrer » qui sont fondamentaux pour affronter les situations de fragilité, complexes ou irrégulières.

Le Pape présente la nécessaire gradualité dans la pastorale, l’importance du discernement, les normes et les circonstances atténuantes dans le discernement pastoral, et enfin ce qu’il définit comme « la logique de la miséricorde pastorale ». Le chapitre huit est très délicat. Pour le lire, il faut se rappeler que « souvent la mission de l’Eglise ressemble à celle d’un hôpital de campagne » (AL 291). Ici le Souverain Pontife assume le fruit de la réflexion du Synode sur des thématiques controversées.

Il répète ce qu’est le mariage chrétien et ajoute que les «autres formes d’union contredisent radicalement cet idéal, mais certaines le réalisent au moins en partie et par analogie ». Ainsi l’Eglise « ne cesse de valoriser “les éléments constructifs dans ces situations qui ne correspondent pas encore ou qui ne correspondent plus” à son enseignement sur le mariage » (AL 292).

En ce qui concerne le “discernement” vis-à-vis des situations irrégulières, le Pape note qu’il « faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations ; il est également nécessaire d’être attentif à la façon dont les personnes vivent et souffrent à cause de leur condition » (AL 296). Il poursuit : « Il s’agit d’intégrer tout le monde, on doit aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale, pour qu’il se sente objet d’une miséricorde “imméritée, inconditionnelle et gratuite” » (AL 297). Ou encore : « Les divorcés engagés dans une nouvelle union, par exemple, peuvent se retrouver dans des situations très différentes, qui ne doivent pas être cataloguées ou enfermées dans des affirmations trop rigides sans laisser de place à un discernement personnel et pastoral approprié » (AL 298).

A Lire aussi:

Dans ce même esprit, accueillant les observations des Pères synodaux, le Pape affirme que « les baptisés divorcés et remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les diverses façons possibles, en évitant toute occasion de scandale ». « Leur participation peut s’exprimer dans divers services ecclésiaux (…) ils ne doivent pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme membres vivants de l’Église (…) Cette intégration est nécessaire également pour le soin et l’éducation chrétienne de leurs enfants » (AL 299).

De manière plus générale, le Pape fait une affirmation extrêmement importante pour comprendre l’orientation et le sens de l’Exhortation : « Si l’on tient compte de l’innombrable diversité des situations concrètes (…) on peut comprendre qu’on ne devait pas attendre du Synode ou de cette Exhortation une nouvelle législation générale du genre canonique, applicable à tous les cas.

Il faut seulement un nouvel encouragement au discernement responsable personnel et pastoral des cas particuliers, qui devrait reconnaître que, étant donné que “le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas” les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes » (AL 300).

Le Pape développe de manière approfondie les exigences et les caractéristiques du chemin d’accompagnement et de discernement dans un dialogue approfondi entre les fidèles et les pasteurs. Pour y parvenir, il attire l’attention de l’Eglise « sur les conditionnements et les circonstances atténuantes » en ce qui concerne l’imputabilité et la responsabilité des actions, et s’appuyant sur Saint Thomas d’Aquin, il s’attarde sur le rapport entre « les normes et le discernement » en affirmant que « certes, les normes générales présentent un bien qu’on ne doit jamais ignorer ni négliger, mais dans leur formulation, elles ne peuvent pas embrasser dans l’absolu toutes les situations particulières.

En même temps, il faut dire que, précisément pour cette raison, ce qui fait partie d’un discernement pratique face à une situation particulière ne peut être élevé à la catégorie d’une norme » (AL 304). Dans la dernière partie du chapitre, « la logique de la miséricorde pastorale », le Pape François, pour éviter des malentendus, rappelle avec force : « Comprendre les situations exceptionnelles n’implique jamais d’occulter la lumière de l’idéal dans son intégralité ni de proposer moins que ce que Jésus offre à l’être humain.

Aujourd’hui, l’effort pastoral pour consolider les mariages et prévenir ainsi les ruptures est plus important qu’une pastorale des échecs » (AL 307). Mais le sens global du chapitre et de l’esprit que le Pape François entend inscrire dans la pastorale de l’Eglise est bien résumé dans les paroles finales : « J’invite les fidèles qui vivent des situations compliquées, à s’approcher avec confiance de leurs pasteurs ou d’autres laïcs qui vivent dans le dévouement au Seigneur pour s’entretenir avec eux.

Ils ne trouveront pas toujours en eux la confirmation de leurs propres idées ou désirs, mais sûrement, ils recevront une lumière qui leur permettra de mieux saisir ce qui leur arrive et pourront découvrir un chemin de maturation personnelle. Et j’invite les pasteurs à écouter avec affection et sérénité, avec le désir sincère d’entrer dans le cœur du drame des personnes et de comprendre leur point de vue, pour les aider à mieux vivre et à reconnaître leur place dans l’Eglise » (AL 312).

Sur « la logique de la miséricorde pastorale », le Pape François affirme avec force que « parfois, il nous coûte beaucoup de faire place à l’amour inconditionnel de Dieu dans la pastorale. Nous posons tant de conditions à la miséricorde que nous la vidons de son sens concret et de signification réelle, et c’est la pire façon de liquéfier l’Evangile » (AL 311).

Eglise: “L’amour du prochain”, au coeur de l’homélie du Pape à Bari

A Bari où s’est déroulée la rencontre «Méditerranée, frontière de paix», le Saint-Père le saint en célébrant une messe ce dimanche 23 février, 7e semaine du temps ordinaire est revenu sur un enseignement essentiel livré par Jésus : «L’amour du prochain»

Le pape François a célébré ce dimanche la messe après avoir rencontré les évêques de la région méditerranéenne réunis à Bari, en Italie. Au cours de son homélie, le pape a réfléchi à l’Évangile de Matthieu 5, 38-48. Il a commencé son homélie en expliquant que Jésus avait dépassé “l’ancienne loi : ‘Oeil pour oeil et dent pour dent'” qui était elle-même “un signe de progrès, puisqu’elle empêchait les représailles excessives“. En nous demandant de dire non à la violence, le pape François a déclaré que Jésus est allé “bien au-delà”.

Les paroles de Jésus ne signifient pas que si nous pratiquons la non-violence, “les méchants seront transformés”, a déclaré le pape François. La raison pour laquelle Jésus est allé au-delà de l’ancienne loi est plutôt que “le Père, notre Père, continue d’aimer tout le monde, même lorsque son amour n’est pas réciproque”. Jésus a mis en pratique ce qu’il a prêché, a poursuivi le pape. “Il n’a pas pointé du doigt ceux qui l’ont condamné à tort et l’ont mis à mort de façon cruelle, mais il leur a ouvert les bras sur la croix”.

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Les paroles de Jésus sont directes et claires et sont le “seul moyen” pour ceux qui se disent chrétiens, a poursuivi le pape. “Mais je vous dis : aimez vos ennemis”. Ses paroles sont délibérées et précises”. L’amour de Jésus n’a pas de frontières, de barrières ou de mesures, a déclaré le pape. Pourtant, “Combien de fois avons-nous négligé cette exigence, en nous comportant comme tout le monde !” Le seul extrémisme que les chrétiens sont autorisés à pratiquer est “l’extrémisme de la charité” que Jésus lui-même nous demande.

Pour conclure son homélie, le pape François lui-même a utilisé un langage direct et précis : “Aujourd’hui, choisissons l’amour”, a-t-il dit. “Acceptons le défi de Jésus, le défi de la charité”. Alors nous serons de vrais chrétiens et notre monde sera plus humain”.

Lire vi-dessous Matthieu 5, 38-48

Vous avez appris qu’il a été dit: Oeil pour oeil et dent pour dent.
39 Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. 40 Si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta chemise, laisse-lui encore ton manteau. 41 Si quelqu’un te force à faire un kilomètre, fais-en deux avec lui.
42 Donne à celui qui t’adresse une demande et ne te détourne pas de celui qui veut te faire un emprunt. 43 »Vous avez appris qu’il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain et tu détesteras ton ennemi.’
44 Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent] et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent,
45 afin d’être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. 46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les collecteurs d’impôts n’agissent-ils pas de même?
47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les membres des autres peuples n’agissent-ils pas de même?
48 Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Eglise: textes liturgiques du lundi 24 Février 2020

Lettre de saint Jacques 3,13-18.

Bien-aimés, quelqu’un, parmi vous, a-t-il la sagesse et le savoir ? Qu’il montre par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.
Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l’esprit de rivalité, ne vous en vantez pas, ne mentez pas, n’allez pas contre la vérité.

Cette prétendue sagesse ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, démoniaque.
Car la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes.

Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie.
C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.

Psaume 19(18),8.9.10.15.

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ;
qu’ils parviennent devant toi,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,14-29.

En ce temps-là, Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, descendirent de la montagne ; en rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux.
Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer.

Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? »
Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ;
cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. »

Prenant la parole, Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »
On le lui amena. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ; l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant.
Jésus interrogea le père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance.

Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »
Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. »

Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »
Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »

Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions, l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. »
Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.
Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »

Eglise: Célébrations liturgiques du Pape du Mercredi des cendres au dimanche de la Divine Miséricorde

Le bureau des célébrations liturgiques a publié ce 12 février les dates et horaires des prochaines cérémonies présidées par le Pape François, à partir du mercredi des Cendres jusqu’au dimanche de la Divine Miséricorde.

Le bureau des célébrations liturgiques a rendu public le calendrier des cérémonies qui seront présidées par le pape François dès le Mercredi 26 février prochain où s’ouvrira le temps du Carême. Le calendrier liturgique Pontifical publié par le site officiel du vatican se présente comme suit:

  • Le mercredi des Cendres, le Pape se rendra en l’église Saint-Anselme où se trouve le siège de l’ordre bénédictin, à 16h30. Ce sera le point de départ d’une  procession pénitentielle à laquelle participeront cardinaux, évêques et quelques laïcs mais aussi les moines bénédictins de Saint-Anselme et les pères dominicains de Sainte-Sabine, où prendra fin la procession.  En la Basilique Sainte-Sabine, siège de l’ordre dominicain, le Pape célébrera la messe, bénira et imposera les cendres.
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  • Du dimanche 1er au vendredi 6 mars, le Pape sera en retraite spirituelle avec l’ensemble de la Curie romaine à Ariccia. Il n’y aura donc pas d’audience générale le mercredi 4 Mars 2020. Toutes les activités habituelles du Saint-Père étant suspendues. Elles reprendront le vendredi 6 mars.
  • Le vendredi 20 mars aura lieu en la basilique Saint-Pierre une célébration pénitentielle, à 17 heures.
  • Pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, le 5 avril, la messe de commémoration de l’entrée du Christ à Jérusalem se déroulera à la place Saint-Pierre à 10 heures.
  • Pour commencer le Triduum pascal, le Pape célébrera la messe chrismale en la basilique Saint-Pierre à 9h30 le jeudi saint, 9 avril. Le lieu de la célébration de la messe In Cœna Domini, en fin de journée, n’est pas encore connu. Habituellement, le Pape se rend dans des lieux symboliques des souffrances humaines: prisons, centres d’accueil de réfugiés…
  • Le vendredi saint, le vendredi 10 avril 2020, après avoir présidé la célébration de l’office de la Passion à 17 heures en la basilique Saint-Pierre. Le Pape se rendra au Colisée pour le chemin de Croix à 21h15.
  • La vigile pascale aura lieu le samedi 11 avril à 20h30 en la basilique Saint-Pierre.
  • Le dimanche de Pâques, le 12 avril, le Saint-Père célébrera la messe du jour à 10h sur la place Saint-Pierre. Puis à midi, il prononcera la bénédiction Urbi et Orbi depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre.
  • Enfin, à l’occasion du dimanche de la Divine Miséricorde – 2e dimanche de Pâques -, le 19 avril, François célèbrera la messe à 10h30 place Saint-Pierre.

Ce dimanche 23 février, le Pape s”est rendu à Bari (région des Pouilles, au sud-est de l’Italie), où il a présidé à 10h45 la messe de clôture de la rencontre “Méditerranée, frontière de paix”. Cette rencontre de réflexion et de spiritualité rassemblera du 18 au 23 février les évêques des pays bordant la mer Méditerranée, afin d’esquisser des solutions à la crise migratoire.

Le dernier déplacement du Saint-Père à Bari remonte au 7 juillet 2018, où à son initiative s’était tenue une journée œcuménique de prière et de réflexion pour la paix au Moyen-Orient, rassemblant la plupart des patriarches des Églises orientales, catholiques ou orthodoxes.